🏠 Droit du logement

Location saisonnière Airbnb : réglementation et obligations 2026

La loi du 19 novembre 2024 (dite loi Le Meur) a profondément réformé la location saisonnière de meublés de tourisme, notamment sur les plateformes de type Airbnb. Elle renforce les obligations de déclaration, abaisse l'abattement fiscal et donne plus de pouvoirs aux communes.

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Réponse rapide

En 2026, louer un meublé de tourisme nécessite une déclaration en mairie (numéro SIRET ou téléservice), voire une autorisation préalable dans les communes soumises à changement d'usage. La durée maximale de location d'une résidence principale reste 120 jours/an. La loi Le Meur 2024 abaisse l'abattement micro-BIC à 30 % (50 % en zone non tendue).

120 joursDurée maximale de location de la résidence principale
30 %Abattement fiscal micro-BIC en zone tendue (loi 2024)
ObligatoireDéclaration mairie avant toute location saisonnière

Obligations selon le type de logement et la commune

SituationDéclaration mairieAutorisation changement d'usage
Résidence principale (toutes communes)Obligatoire (numéro enregistrement)Non (si ≤ 120 j/an)
Résidence secondaire (commune classée)ObligatoireOui — autorisation préalable
Résidence secondaire (Paris + grandes villes)ObligatoireOui — compensation souvent exigée
Logement en copropriétéSelon règlement copropriétéVérifier le règlement + syndic

Source : Art. L324-1-1 Code du tourisme ; Loi 2024-1039 du 19 nov. 2024 (loi Le Meur).

Questions fréquentes

Les obligations cumulatives :

  • Déclaration en mairie et obtention d'un numéro d'enregistrement (obligatoire depuis loi ELAN 2018)
  • Respect de la limite de 120 jours/an pour la résidence principale
  • Paiement et reversement de la taxe de séjour (Airbnb collecte directement depuis 2021)
  • Déclaration des revenus (catégorie BIC)
  • Si résidence secondaire dans commune soumise : autorisation de changement d'usage
Art. L324-1-1 Code du tourisme ; Art. L631-7 CCH

La loi du 19 novembre 2024 modifie profondément la fiscalité :

  • Abattement micro-BIC abaissé à 30 % pour les meublés de tourisme non classés en zone tendue
  • Abattement maintenu à 50 % pour les meublés classés et les communes non tendues
  • Plafond du régime micro-BIC : 77 700 € (meublés classés) et 15 000 € (non classés)
  • Possibilité pour les communes de fixer elles-mêmes les plafonds (loi Le Meur)
Loi 2024-1039 du 19 nov. 2024 ; Art. 50-0 CGI

Oui. Le règlement de copropriété peut prévoir une clause d'habitation bourgeoise stricte interdisant les locations de courte durée. Depuis la loi ALUR et la loi ELAN, les copropriétaires peuvent modifier leur règlement pour intégrer cette interdiction (vote en AG à la majorité de l'art. 26). Un propriétaire qui contrevient au règlement peut être condamné à des dommages-intérêts.

Art. 9 Loi 10 juill. 1965 ; sous-location-airbnb-copropriete.html

Les sanctions sont progressivement renforcées :

  • Amende civile jusqu'à 5 000 € par annonce non déclarée (amendes doublées par la loi Le Meur)
  • Amende jusqu'à 50 000 € pour location de résidence secondaire sans autorisation
  • Fermeture administrative de la plateforme si récidive
  • Résiliation de bail si locataire sous-loue sans autorisation du bailleur
Art. L324-1-1 Code du tourisme ; Art. L651-2 Code de la construction

Les revenus Airbnb sont imposables dans la catégorie BIC :

  • Régime micro-BIC (si revenus < 15 000 € pour non classés, < 77 700 € pour classés) : abattement forfaitaire
  • Régime réel : déduction des charges réelles (amortissements, intérêts, charges)
  • Déclaration en ligne sur impots.gouv.fr, formulaire 2042 C PRO
  • La plateforme Airbnb transmet automatiquement le montant des revenus à la DGFIP depuis 2020
Art. 35, 50-0 CGI ; Loi 2019-1479 (transmission automatique plateformes)

Non, sauf autorisation expresse du bailleur. La sous-location est interdite sans accord écrit du propriétaire (art. 8 loi 1989). Si le locataire sous-loue sans autorisation, le bailleur peut résilier le bail et réclamer les bénéfices tirés de la sous-location illicite. Les plateformes comme Airbnb ne libèrent pas le locataire de cette obligation.

Art. 8 Loi 89-462 du 6 juill. 1989

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⚠️ Les informations présentées sont générales et basées sur les textes en vigueur. Elles ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat pour votre situation spécifique.