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Sous-location : quand est-elle légale et quels risques sans autorisation ?

Un locataire ne peut sous-louer son logement qu'avec l'accord écrit du bailleur. L'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 est formel : la sous-location sans autorisation peut entraîner la résiliation du bail.

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Conditions de la sous-location légale

Condition Exigence légale Conséquence si non respectée
Autorisation du bailleur Accord écrit obligatoire (principe + montant du loyer) Résiliation judiciaire du bail
Montant du loyer Ne peut pas dépasser le loyer principal Remboursement du trop-perçu au sous-locataire
Contrat de sous-location Contrat écrit avec état des lieux recommandé Litiges non opposables au bailleur
Airbnb / courte durée Autorisation bailleur + déclaration mairie (grandes villes) Amende jusqu'à 50 000 € (Art. L631-7 CCH)

Sources : Art. 8 loi du 6 juillet 1989 ; Art. L631-7 Code de la construction et de l'habitation.

Questions fréquentes sur la sous-location

Non. La sous-location est interdite sauf accord écrit du bailleur portant à la fois sur le principe de la sous-location et sur le montant du loyer pratiqué. Une sous-location sans autorisation constitue un manquement grave aux obligations du locataire et peut entraîner la résiliation judiciaire du bail.

Art. 8 loi 1989

Le propriétaire est libre de refuser la sous-location sans avoir à se justifier. La loi ne l'oblige pas à accepter. Les motifs de refus les plus courants sont : une clause du bail l'interdisant expressément, la crainte de dégradations supplémentaires, ou la méconnaissance du sous-locataire. Si votre bail ne l'interdit pas, vous pouvez demander l'autorisation, mais le bailleur peut la refuser.

Art. 8 loi 1989

Non. L'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 interdit expressément que le loyer de sous-location dépasse le loyer principal payé par le locataire. Si vous sous-louez une partie du logement, le loyer doit être proportionnel à la surface sous-louée. Tout excédent est illégal et le sous-locataire peut en demander le remboursement.

Art. 8 loi 1989

Une sous-location sans autorisation écrite expose le locataire à : la résiliation judiciaire du bail pour manquement grave, des dommages et intérêts envers le bailleur pour le préjudice subi, et l'absence de protection juridique pour le sous-locataire qui peut être expulsé sans délai. Le locataire peut également être tenu responsable des dégradations commises par le sous-locataire.

Art. 8 loi 1989

Non, sans autorisation expresse du bailleur. La sous-location de courte durée via Airbnb nécessite l'accord écrit du bailleur. Dans les grandes villes, la location meublée touristique de sa résidence principale est limitée à 120 nuits par an et peut nécessiter une déclaration en mairie. Le non-respect de ces règles expose à des amendes pouvant atteindre 50 000 €.

Art. L631-7 CCH

Pour formaliser une sous-location légale : (1) obtenez l'accord écrit du bailleur mentionnant le principe et le montant du loyer autorisé ; (2) rédigez un contrat de sous-location écrit avec le sous-locataire ; (3) réalisez un état des lieux d'entrée ; (4) communiquez les coordonnées du sous-locataire au bailleur. Le sous-locataire ne dispose d'aucun droit direct contre le bailleur.

Art. 8 loi 1989

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⚠️ Les informations présentées sur cette page sont générales et basées sur la loi du 6 juillet 1989 et le Code civil en vigueur. Elles ne constituent pas un conseil juridique personnalisé au sens de la loi du 31 décembre 1971. Consultez un avocat ou la commission départementale de conciliation pour votre situation spécifique.