🏠 Expulsion locataire

Comment expulser un locataire sans bail écrit ?

Pas de bail signé ? Cela ne change pas grand-chose : l'article 1714 du Code civil reconnaît pleinement le bail verbal. La procédure d'expulsion est identique à celle d'un bail écrit — et tout aussi encadrée.

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Le bail verbal : pleine valeur légale

L'article 1714 du Code civil dispose que « on peut louer par écrit ou verbalement ». Le bail oral a donc exactement la même valeur juridique qu'un bail écrit. Le locataire sans contrat signé bénéficie des mêmes protections que tout locataire : droit au préavis, trêve hivernale, interdiction d'expulsion sans décision de justice.

Cela signifie qu'un propriétaire ne peut pas expulser un locataire sans bail écrit plus facilement ou plus rapidement qu'un locataire avec bail. La procédure judiciaire est obligatoire dans tous les cas.

Prouver l'existence du bail verbal

Pour agir en justice, le bailleur (comme le locataire) doit établir l'existence d'un contrat de location. La preuve est libre — tout moyen est admis :

  • Relevés bancaires montrant des virements réguliers du même montant
  • Quittances de loyer émises oralement ou par SMS/email
  • Échanges écrits (SMS, emails) mentionnant le logement et le loyer
  • Déclarations fiscales du bailleur incluant les revenus locatifs
  • Témoignages de voisins ou de tiers attestant de l'occupation

La procédure d'expulsion : étape par étape

La procédure est identique à celle d'un bail écrit :

  • Étape 1 — Le congé : Le bailleur doit délivrer un congé valable, uniquement pour l'un des 3 motifs légaux (reprise pour habiter, vente, motif légitime et sérieux). Préavis de 6 mois pour un logement vide, 3 mois pour un meublé. Le congé se fait par LRAR ou acte d'huissier.
  • Étape 2 — Commandement de quitter : Si le locataire ne libère pas les lieux à l'échéance du préavis, l'huissier délivre un commandement de quitter les lieux avec délai de 2 mois minimum.
  • Étape 3 — Tribunal judiciaire : Sans départ volontaire, le bailleur saisit le tribunal judiciaire pour obtenir une ordonnance d'expulsion. Un délai de grâce de 3 mois à 3 ans peut être accordé par le juge selon la situation du locataire.
  • Étape 4 — Exécution : L'huissier exécute l'ordonnance, avec le concours de la force publique si nécessaire.

Attention : la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) suspend toute expulsion, même pour les locataires sans bail écrit.

Textes applicables : Art. 1714 Code civil (bail verbal) — Art. 15 loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (congé) — Art. L411-1 Code des procédures civiles d'exécution (expulsion) — Art. L412-6 (trêve hivernale)

Questions fréquentes — Expulsion sans bail écrit

Oui. L'article 1714 du Code civil reconnaît pleinement le bail verbal. Le locataire sans bail écrit bénéficie des mêmes protections légales : préavis, trêve hivernale, procédure judiciaire obligatoire.

Code civil — Art. 1714

1. Congé par LRAR ou huissier (motif légal + préavis 6 mois)
2. Commandement de quitter par huissier si le locataire reste
3. Tribunal judiciaire pour ordonnance d'expulsion
4. Exécution par huissier avec force publique si nécessaire

Art. 15 loi 89-462 ; Art. L411-1 CPCE

Par tous moyens : virements bancaires réguliers, quittances, SMS/emails, déclarations fiscales du bailleur, témoignages. Le faisceau d'indices suffit à établir le contrat devant le juge.

Code civil — Art. 1714 ; Art. 1358

Non. L'expulsion sans décision de justice est une voie de fait, constitutive d'une infraction pénale. La procédure judiciaire est obligatoire même sans bail écrit. La trêve hivernale s'applique également (1er nov. – 31 mars).

Art. L411-1 CPCE ; Art. L412-6 CPCE

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⚠️ Les informations présentées sur cette page sont générales et basées sur le Code civil et la loi du 6 juillet 1989 en vigueur. Elles ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat spécialisé en droit immobilier pour les procédures d'expulsion.